Depuis la chute de Goma aux mains des rebelles du M23, la ville est en proie à une vague de pillages sans précédent. Entreprises privées et institutions étatiques ont été systématiquement mises à sac, plongeant l’économie locale dans un chaos total.
Parmi les pillages les plus marquants, celui du bureau de coordination de la Direction Générale des Recettes du Nord-Kivu (DGR-NK), survenu mercredi 05 février 2025, a eu des conséquences désastreuses. Des plaques d'immatriculation et des cartes roses pour motos, auparavant soumises à un strict contrôle administratif, sont désormais écoulées sur le marché noir à des prix dérisoires, entre 500 et 1000 Francs Congolais.
Cette situation illustre le désordre total qui règne dans la ville depuis son occupation. Le secteur économique est en ruine, le commerce peine à fonctionner et un marché parallèle alimenté par les pilleurs, s’installe progressivement. De nombreuses entreprises et banques ont été dépouillées, aggravant l’effondrement du tissu économique local.
Au-delà des pertes matérielles, la population de Goma vit sous une menace permanente. La répression brutale des rebelles, les violations des droits humains et la peur du lendemain dominent le quotidien des habitants. Face à l’inaction des autorités, l’espoir d’un retour rapide à la normale s’amenuise.
Pendant que la communauté internationale tente d’évaluer l’ampleur de la crise, la ville de Goma sombre un peu plus dans l’anarchie livrée aux pillages et à l’exploitation d’un marché noir qui ne cesse de croître.
La Rédaction