Le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (HCR) a adopté vendredi 07 fevrier une résolution historique sur la situation en République démocratique du Congo (RDC). Ce texte marque un tournant dans la reconnaissance des crimes commis dans l'Est du pays et affirme la nécessité urgente d'établir des responsabilités.
Dans sa résolution, l’ONU condamne fermement les graves violations des droits humains documentées en RDC, notamment : Les exécutions sommaires de civils par des groupes armés; les bombardements de camps de déplacés, qui ont causé des centaines de morts et blessés; les attaques contre les travailleurs humanitaires, entravant l’aide aux populations affectées; le Rwanda désigné comme partie au conflit.
Dans une décision sans précédent, la résolution désigne officiellement le Rwanda comme partie au conflit en raison de son soutien militaire au mouvement rebelle du M23.
L’ONU exige ainsi : le retrait immédiat des forces rwandaises du territoire Congolais; la fin du soutien logistique et militaire au M23; des sanctions internationales contre les responsables de ces actes.
Face à l’ampleur des crimes, la résolution prévoit la création d’une enquête indépendante chargée d’examiner les crimes commis depuis janvier 2022, avec la possibilité d’engager des poursuites devant la justice internationale.
Dans la même logique, le texte appelle à la mise en place d’un tribunal spécial pour la RDC, visant à garantir que les auteurs de ces atrocités répondent de leurs actes devant la justice.
Pour le gouvernement Congolais, cette résolution représente « une étape cruciale vers l’obligation de rendre des comptes et mettre fin à l’impunité », selon le ministère des Affaires étrangères de la RDC.
Alors que la crise humanitaire s’aggrave et que les combats se poursuivent dans l’Est du pays, cette décision de l’ONU marque une avancée majeure dans la reconnaissance des souffrances du peuple Congolais et la recherche d’une paix.
Diddy MASTAKI