Un chauffeur de bus d'une vingtaine d'années a été abattu par balle dans la nuit du dimanche à lundi 10 février aux alentours de 23 heures, sur l'avenue Kimbilio, dans le quartier Majengo. D'après des témoins, la victime aurait tenté de s'opposer à un groupe de criminels avant d'être exécutée par une balle en pleine tête.
Dans le même temps, plusieurs kiosques ont été saccagés et pillés par des hommes armés non identifiés.
« Des hommes armés sont entrés dans des boutiques pour voler les biens de la population. Prise de colère, la victime a tenté de les poursuivre, et c'est ainsi qu'il a perdu la vie », raconte un habitant du quartier, visiblement frustré.
Cette tuerie intervient dans un contexte de violences accrues à Goma, depuis que la ville est passée sous le contrôle de la rébellion du M23. Des coups de feu ont été entendus pendant près d'une heure avant l'exécution du chauffeur, mais l'identité des assaillants reste incertaine. Les Soupçons se partagent entre des civils armés et des éléments incontrôlés des forces rebelles.
Alors que les actes de criminalité urbaine, les assassinats et les pillages se multiplient, la population vit dans une peur constante. Malgré les promesses des autorités rebelles d'assurer la sécurité, la situation ne cesse de se dégrader.
Les habitants de Goma sont plongés dans un climat d'insécurité permanente. Entre exécutions sommaires et justice populaire, les violations des droits humains deviennent monnaie courante, rendant la situation de plus en plus intenable.
« Nous n'avons nulle part où dénoncer ce qui se passe. La peur nous envahit et nous sommes livrés à nous-mêmes », confie un autre habitant de Majengo.
Alors que l'avenir reste incertain, une question demeure : combien de temps encore la population de Goma devra-t-elle subir cette vague d'insécurité ?
La Rédaction