Dans le territoire de Djugu, province de l'Ituri, la couche sociale et politique condamne la résurgence de l'insécurité orchestrée par des éléments de la Milice Coopérative pour le Développement du Congo (CODECO).
Dans la zone minière, des civils ont été tués dans une série d'attaques documentée depuis jeudi dernier 06 mars 2025 dans le secteur de Banyali Kilo. Au village Scierie Landa, situé dans le groupement Bidjamagusa, les éléments de la milice CODECO ont incendié plusieurs maisons d'habitation avec d'énormes pertes matérielles.
Peu avant, rapporte un notable et acteur social et politique de la région, ils se sont accrochés avec les éléments d'autodéfense dans un carré Minier situé dans la même région avant de tuer dimanche 09 mars un homme identifié comme secouriste de la Croix-Rouge dans son champ, situé à Adidi, dans le groupement Mabilindey.
Bruno Akilisende Exaucé qui condamne « fermement la résurgence de l'insécurité dans cette partie Nord de la province de l'Ituri, rappelle les autorités leur rôle de la sécurisation des personnes et leurs biens à travers une restauration de l'autorité de l'état.
« Pendant que le pays fait face à une guerre d'agression, les miliciens locaux doivent cesser immédiatement leurs attaques contre les civils innocents. Car ceci risque de profiter à l'ennemi de pénétrer facilement la province de l'ituri », déclare-t-il.
Pour Bruno Akilisende, l'état de siège, « doit savoir se distinguer aux forces vives », car insiste-t-il « son rôle, c'est l'imposition de la paix et non pas dénoncer comme des députés pour porte-parole de la population ».
« Kinshasa veut à ce que l'Ituri enregistre combien de morts pourvu qu'il comprenne que ce sont les Congolais qui périssent ? Certes les deux Kivu sont attaqués et que toute l'attention reste tournée vers ces côtés, mais ceci n'est pas un alibi pour totalement oublier le contexte de la province de l'Ituri », s'interroge-t-il.
Il faut signaler qu'à chaque rebondissement de la situation sécuritaire dans la région de Djugu, beaucoup plus, de civils sont victimes des massacres et autres violations des droits humains.
Joël Heri Budjo