Depuis son occupation par les rebelles du M23, la ville de Goma fait pourtant face à un cycle des violences perpétrées attribuées aux combattants du M23 d'une part et de l'autre à des bandits armés qui, pour la plupart sont les évadés des prisons qui avaient réussi à fuir.
Dans un communiqué rendu public lundi 31 mars 2025, l'ONG Badilika (Changement) a révélé que depuis l'occupation du M23, huit (08) cas de meurtres sont rapportés dans les villes de Goma au Nord-Kivu et Bukavu au Sud-Kivu par jour.
L'organisation ajoute qu'au-delà de cette situation, au moins vingt-cinq (25) jeunes sont torturés chaque jour par les rebelles. Cette ONG dénonce des violations graves de droits humains dans ces villes rapportant des traitements inhumains et dégradants imposés aux populations civiles. Dans une note, l'ONG par le biais de Patrick Nguka son responsable, a appelé à la mobilisation nationale et internationale afin de mettre terme à ces pratiques.
« Les jeunes de ces deux villes subissent des tortures, des traitements cruels et des violences dégradantes lors d'opérations nocturnes », peut-on lire dans cette note.
« Badilika », précise que certaines victimes sont enlevées, fouettées, suspendues à des cordes ou soumises à des chaises électriques dans des salles d'interrogatoires.
« Nous rappelons à la communauté locale nationale et internationale que ces actes sont condamnables », a-t-elle déclaré.
Depuis l'occupation de Goma et Bukavu, les assassinats ciblés et des meurtres sont signalés. Les civils sont pris pour cibles des rebelles devant un abandon total de l'État Congolais.
Merveilles Kiro