Le jeudi 03 avril, des combats d’une intensité alarmante ont éclaté autour de la Paroisse catholique de Masisi Centre, entre les forces des Wazalendo et les rebelles du M23-AFC. Les affrontements, qui ont débuté tôt dans la matinée, ont amplifié les tensions dans une région déjà gravement affectée par l’instabilité et la violence.
Parallèlement, des déplacements massifs de la population ont été observés dans plusieurs localités du territoire de Nyiragongo, notamment à Kibati, Kanyaruchinya, et d’autres villages environnants, situés au nord de la ville de Goma. Selon les témoignages des habitants, ces mouvements sont la conséquence de la montée en puissance des affrontements et de la présence inquiétante de factions armées qui s’opposent au contrôle du M23 sur la zone. Depuis la chute de Goma en janvier dernier, la population, en particulier les jeunes vivent dans une angoisse permanente, craignant d’être confondus aux Wazalendo et pris pour cibles par les rebelles.
Les tensions se sont exacerbées ces derniers jours, alimentées par des informations de mouvements suspects dans la région, exacerbant un climat de psychose au sein de la population civile. Ce phénomène a mis en lumière la vulnérabilité des jeunes, souvent accusés à tort de soutenir les groupes armés et pris dans un jeu de violences qui déstabilise la région.
D'un autre côté, la commune rurale de Walikale a connu un répit relatif après le retrait des forces du M23 le soir du 2 avril. Cette situation a permis un calme précaire, mais la crainte d’une reprise des affrontements demeure.
La situation à Goma et dans ses environs reste très instable, avec des conséquences dramatiques pour les civils pris entre les feux croisés des différentes factions armées. Les autorités locales et internationales sont appelées à intervenir de toute urgence pour prévenir une escalade de la violence et protéger les populations vulnérables.
Diddy MASTAKI