La situation sécuritaire reste préoccupante dans le territoire de Nyiragongo, où des affrontements entre le M23 et des factions armées anti-rébellion perturbent la circulation sur la route nationale N°2. Depuis trois jours, cette zone connaît une instabilité persistante, impactant gravement les activités économiques et sociales des populations locales.
Ce jeudi 3 avril, les combats ont contraint à la fermeture de cet axe vital reliant Goma à Rutshuru. En conséquence, de nombreux véhicules et motos transportant des passagers sont immobilisés à Kanyaruchinya et Kihisi, en raison des accrochages signalés à Kilimanyoka et Kibati.
« Je devais me rendre à Kibumba pour mon travail de peintre, mais la route est bloquée à cause des combats. Nous ne comprenons pas vraiment ce qui se passe », témoigne un habitant de Goma affecté par cette situation.
Par ailleurs, cette montée des tensions a provoqué un déplacement massif de populations en provenance de diverses localités du territoire de Nyiragongo vers Goma. Craignant pour leur sécurité, ces familles affluent dans une ville déjà confrontée à une crise humanitaire préoccupante. Avec plus de deux millions d’habitants, Goma peine à absorber cet afflux supplémentaire de déplacés, alors que les besoins en assistance humanitaire restent criants.
Les populations locales appellent à une intervention rapide pour venir en aide aux populations affectées par cette recrudescence des violences. Pendant ce temps, les habitants espèrent un retour au calme et la réouverture de la route, essentielle pour leurs activités économiques et leur quotidien.
Diddy MASTAKI