Une lueur d’espoir dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Le vendredi 11 avril, les forces de la coalition FARDC (Forces armées de la RDC) et UPDF (Uganda People's Defence Forces) ont officiellement remis à la société civile de Beni un groupe de quarante et une (41) personnes, récemment libérées des griffes des terroristes ADF.
Parmi les otages secourus figurent treize (13) femmes, dont trois (03) de nationalité Burundaise et une Ougandaise, ainsi que huit (08) enfants. Ces compatriotes avaient été capturés lors des incursions meurtrières de l’ADF dans les localités reculées de la région.
Selon les autorités militaires, cette libération est le fruit d’une opération conjointe menée dans les zones forestières entre la RDC et l’Ouganda, où les rebelles ADF maintiennent encore plusieurs bases.
La remise officielle des rescapés a eu lieu en présence des membres de la société civile locale, des organisations de défense des droits humains et des représentants des structures sociales de la région. Elle marque une étape importante dans la lutte contre le terrorisme dans cette partie du pays.
Un appel à un accompagnement durable
Les structures de la société civile ont salué l’opération et appelé à un accompagnement psychosocial, médical et économique en faveur des rescapés.
« Beaucoup de ces personnes ont subi des violences physiques et psychologiques. Il est crucial de leur apporter un soutien adapté pour faciliter leur réinsertion dans la société », a souligné un membre du noyau urbain de la société civile de Beni.
Les autorités congolaises ont quant à elles réaffirmé leur détermination à poursuivre les opérations de sécurisation et de démantèlement des groupes armés encore actifs dans la région.
La libération de ces otages intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des violences dans l’est du pays, mais aussi par une volonté affichée des gouvernements Congolais et Ougandais de coopérer militairement pour en finir avec les ADF.
Diddy MASTAKI