Dans cette nouvelle demande dont une copie a été consultée par la rédaction de Congorassure.cd, cet élu national fait savoir que, les territoires des Fizi, Uvira et Mwenga, dans la province du Sud-Kivu, font face depuis plusieurs années à une instabilité chronique, alimentée par la présence de groupes armés locaux et étrangers.
Pour, Basoshi Iubwe Théophile, cette instabilité s'est accentuée au cours des derniers mois, provoquant ainsi une nouvelle vague de violences dans les Moyens et Hauts Plateaux, en particulier dans les zones de Mukera, Mulima, Minembwe, Bijombo, Mikenge, Itombwe, Bijombo, Mulenge et leurs environs.
Alors que la République Démocratique du Congo fait face à l'invasion du Rwanda sous le label du M23-AFC, Basoshi Iubwe Théophile, regrette de voir que, les populations civiles se retrouvent prises au piège de ces conflits, obligées de fuir leurs villages dans des conditions extrêmement difficiles.
« Des dizaines de milliers de déplacés internes sont aujourd'hui répartis entre les localités voisines, les centres urbains de Baraka, Fizi-Centre, Mboko et Minembwe, ainsi que dans des camps improvisés, sans aucune prise en charge digne de ce nom. La situation humanitaire dans les moyens et hauts plateaux d'Uvira-Fizi et Mwenga demeure alarmante », a déclaré le député Basoshi Théophile.
Par ailleurs, depuis l'escalade des violences armées contre les populations civiles dans plusieurs zones au Nord comme au Sud-Kivu, cet élu de Fizi, déplore la situation grave humanitaire et sécuritaire dont les populations civiles dans cette partie de la République Démocratique du Congo sont victimes.
« On estime à plus de 120 000 personnes ayant fui les violences depuis janvier 2024. Ces populations vivent sans abris et exposés aux intempéries permanentes ; des conditions sanitaires déplorables, avec un accès très limité à l'eau potable et à l'hygiène de base pour les femmes et jeunes filles, absence d'accès aux soins de santé du fait de la destruction de plusieurs structures sanitaires ; vivant de l'agriculture et de d'élevage, et suite à un cycle infernal de la guere, les communautés locales ne parviennent plus à respecter des saisons agricoles et comme conséquence c'est entre autres, le manque criant de nourriture, exposant les enfants à la malnutrition aiguë. Il sied de noter que, entre Mukera et Minembwe, en territoire de Fizi, 1 Kg du sel de cuisine varie entre 20.000 et 30.000 FC; les familles d'accueil et les communautés hôtes, déjà en difficulté économique, ne peuvent plus faire face seules à cet afflux massif », ajoute Basoshi Théophile.
Par ailleurs, les différentes organisations internationales qui intervenaient dans ses zones étaient majoritairement appuyées par le fonds des Américains dits USAID et qu'on a malheureusement et subitement arrêter.
Devant cette situation, ce député estime qu'il est important et urgent qu'il plaise au bureau du parlement national, d'entrer en contact avec le gouvernement en vue d'envoyer urgemment une aide humanitaire dans ces zones affectées.
Par David A.