Le vendredi 02 mai 2025 une autre vague de cent et trente (130) militaires Congolais des FARDC, accompagnés de leurs dépendants, ont été évacués des zones de Goma dans l’Est du pays, ville sous controle du M23 depuis fin janvier, dans une opération logistique d’envergure, conduite sous escorte du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), avec le soutien technique de la MONUSCO.
À 14h 36 précises du vendredi 2 mai, le deuxième convoi de soldats et de familles est arrivé dans la cité de Lubero, marquant une étape logistique importante avant leur transfert final vers Kinshasa. Ils sont au total 210 personnes militaires et membres de leurs familles à bénéficier de cette évacuation, rendue possible grâce aux hélicoptères de la mission Onusienne qui les transporteront de Lubero à Beni, d’où ils embarqueront par avion vers la capitale Congolaise.
Plus tôt dans la journée, un troisième convoi de cent et trente (130) militaires avait quitté la ville de Goma à destination de Beni, toujours sous escorte sécurisée du CICR. Tous ces militaires viennent d'être évacués de la zone après près de trois (03) mois de refuge dans les bases de la MONUSCO après leur défaite face à rébellion du M23 après des combats enchantés contre cette rébellion pour tenter de défendre la ville.
Le gouvernement Congolais, à travers les autorités militaires et civiles, a salué le sens du sacrifice, de loyauté et de bravoure de ces soldats qui ont défendu la souveraineté nationale « arme à la main ». À Kinshasa, une prise en charge spéciale est prévue pour ces héros, dans le cadre d’un plan de réintégration et d'accompagnement post-mission.
Ce rapatriement progressif des unités engagées au front est perçu comme un tournant stratégique dans la réorganisation des forces armées face à l’évolution de la situation sécuritaire dans l’Est du pays. La forte implication du CICR et de la MONUSCO souligne également l’importance de la dimension humanitaire dans les opérations militaires en cours.
Diddy MASTAKI