La majeure partie de la ville de Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu, est plongée dans le noir depuis mercredi dernier à la suite d’un black-out généralisé. Cette situation affecte gravement les activités économiques locales, en particulier les petits commerces dépendant de l’électricité.
Dans plusieurs quartiers, la ville tourne au ralenti. Les rues sont inhabituellement calmes à la tombée de la nuit, tandis que de nombreux jeunes entrepreneurs expriment leur indignation face à une crise qui fragilise davantage leurs moyens de subsistance.
Secrétariats publics, points de recharge de téléphones, petites alimentations : presque toutes les activités nécessitant du courant électrique sont à l’arrêt. Pour tenter de maintenir leurs activités, certains opérateurs se tournent vers des solutions alternatives, notamment l’énergie solaire ou les groupes électrogènes.
Cependant, ces options restent limitées et coûteuses pour la majorité de la population. Les groupes électrogènes, bien qu’efficaces à court terme, sont jugés peu viables en raison de la hausse du prix du carburant, dont le litre atteint désormais près de 7 000 Francs Congolais.
« Depuis cette coupure du courant, j’ai dû recourir à un ancien groupe électrogène. Cela me coûte énormément, surtout avec la hausse du carburant. Pour survivre, je facture désormais la recharge d’un téléphone à 1 000 francs Congolais », témoigne un tenancier d'une cabine publique.
Face à cette situation, la population appelle à une intervention urgente pour résoudre la panne technique signalée au niveau de ENK, l’entreprise chargée de la distribution de l’électricité dans la ville.
Les habitants espèrent un rétablissement rapide du courant, condition essentielle à la relance des activités économiques et à l’amélioration des conditions de vie dans cette zone déjà confrontée à de multiples défis.
Diddy Mastaki