Au moins 41 000 personnes ont bénéficié de la deuxième phase de l’assistance humanitaire en territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu, dans l’Est de la RDC. Les bénéficiaires sont des déplacés internes et leurs familles d’accueil.
Il s’agit d’une aide humanitaire du Programme Alimentaire Mondial (PAM), dont la distribution a été facilitée par l’APETAMACO (Association des Petits Éleveurs, Tanneurs et Maroquiniers du Congo).
Cette deuxième phase a eu lieu vers fin juillet 2026. Elle a été marquée par l'intégration des déplacés et familles d’accueil qui n’avaient pas été pris en compte en mai et juin 2026.
Selon Sébastien Sebugo, chef de projet au sein de l’APETAMACO, le panier alimentaire a également été renforcé. Il comprend du riz, des haricots, de l’huile végétale, du sel ainsi qu’une pâte d’arachide enrichie pour les enfants.
« Les bénéficiaires ont été ciblés en raison de leur vulnérabilité », note-t-il.
Sur les sites de distribution, la satisfaction était visible. Les bénéficiaires saluent la régularité de l’aide humanitaire depuis 2024.
« Depuis que nous sommes arrivés ici, nous recevons de l’assistance », reconnaît Sonia Kahindo, déplacée interne venue de Goma.
La société civile réclame la paix
Pour la société civile de la commune de Lubero, cette assistance est un soulagement. Mais elle ne doit pas faire oublier l’urgence de ramener la paix.
« Le plus grand besoin pour toutes ces personnes déplacées reste le retour de la paix dans leurs milieux d’origine. Que le Gouvernement accélère le processus de paix afin de permettre à ces compatriotes de rentrer chez eux », plaide Jackson Vahalwire, acteur de la société civile.
La société civile et des leaders communautaires du Nord-Kivu évoquent également la nécessité d’assister les populations retournées dans les zones sous occupation de la rébellion AFC/M23.
Martin Leku