La violence armée continue d'endeuiller et de traumatiser les populations du Nord-Kivu. Le dimanche 16 août 2026, aux alentours de 13 heures, une fillette de 10 ans a été victime d’un viol présumé à Pinga/Nkasa, dans la localité de Banamitingi, en roupement Kisimba, territoire de Walikale.
Selon des sources administratives locales, deux hommes armés, identifiés comme appartenant au groupe des Wazalendo, sont mis en cause.
Après avoir commis l'acte, les deux présumés auteurs ont immédiatement pris la fuite. Une traque rapide menée par les services de sécurité locaux a toutefois permis leur interpellation à Pinga. Ils ont été mis à la disposition des services compétents afin de répondre aux exigences de l'enquête et d'engager les procédures judiciaires requises.
De son côté, la jeune victime a été rapidement acheminée à l'Hôpital Général de Référence de Pinga afin d'y recevoir des soins d'urgence. L'admission de l'enfant a été confirmée par le médecin chef de zone de santé ad interim, le Dr Théophile Muka, qui n'a toutefois pas donné plus de détails sur son état de santé actuel ni sur les circonstances précises du drame.
Ce tragique événement relance le débat critique sur la protection des mineurs dans les zones affectées par l'instabilité et la prolifération d'hommes armés. Face à la gravité de la situation, le noyau de la société civile locale est monté au créneau pour exiger une prise en charge globale médicale, psychologique et juridique en faveur de la fillette, tout en appelant la justice à faire toute la lumière sur cette affaire pour que les coupables répondent de leurs actes conformément à la loi.
Gloiredo Ngise