En province du Nord-Kivu, les peuples autochtones Pygmées réclament le rétablissement de la paix et de la sécurité dans l’Est de la République Démocratique du Congo afin qu’ils regagnent leurs terres ancestrales.
Réunis au sein de l'organisation Action pour le Développement, la Promotion des Droits Humains et la Gestion des Intérêts des Pygmées Originaires (ADILIPO), ces autochtones affirment qu’ils sont privés de leurs terres suite à l’aggravation de l’activisme des groupes armés dans la province.
A l'occasion de la journée internationale des peuples autochtones, célébrée chaque 08 septembre, ils dénoncent les mauvaises conditions de vie dans les milieux de refuge.
Dans un mémorandum adressé au Gouvernement Congolais et déposé à l’administration territoriale de Lubero, la communauté pygmée plaide pour le rétablissement de la paix au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri, en vue d'un retour dans leurs milieux d'origine.
« Au gouvernement de la République Démocratique du Congo de restaurer la paix, d'intensifier les efforts militaires et diplomatiques pour mettre fin aux hostilités à l'Est afin de permettre le retour sécurisé des peuples autochtones sur leurs terres ancestrales », plaide Peta Mata Abraham de l'organisation ADILIPO.
La communauté pygmée plaide également pour son intégration dans les plans de contingence du gouvernement Congolais en vue d'une assistance humanitaire.
Elle exige aussi une protection juridique de ses terres et des espaces forestiers autochtones face aux menaces d'occupation favorisées par la dégradation de la situation sécuritaire dans l'Est du pays.
Martin Leku