À l'occasion de la Journée mondiale contre le cancer du sein célébrée ce 19 octobre, la Docteure Wanny Furaha, médecin au Centre médical Bioglodi à Bukavu, appelle la population du Sud-Kivu et d'ailleurs à être attentive aux signes d'alerte et à privilégier le dépistage précoce.
Cette célébration s'inscrit dans le cadre de la campagne annuelle « Octobre Rose », qui se déroule du 1er au 31 octobre 2026.
S'exprimant à cette occasion, la Docteure Wanny Furaha souligne que certains symptômes peuvent être confondus avec ceux d'autres maladies. D'où l'importance de consulter un professionnel de santé devant tout signe inhabituel ou persistant.
« Il faut commencer par différencier au moment de l'ovulation, car il peut y avoir des symptômes similaires qui amènent plusieurs femmes à consulter par peur de penser qu'elles sont victimes du cancer du sein. Il faut d'abord observer la symétrie des deux seins, si l'on constate qu'un sein devient plus gros, plus lourd que l'autre. Deuxièmement, il y a la peau au niveau du sein qui va commencer à changer de couleur, ce qu'on appelle la peau d'orange. Il y a aussi l'apparition de nodules dans les seins », a déclaré la Dre Wanny.
Selon les spécialistes, outre les symptômes cités par la Dre Furaha, plusieurs autres signes doivent pousser à consulter rapidement : Un écoulement anormal au niveau du mamelon, surtout s'il contient du sang, une rétraction ou un changement de position du mamelon qui se retourne vers l'intérieur, une douleur persistante au niveau du sein ou de l'aisselle qui ne disparaît pas avec le cycle menstruel, une rougeur, un gonflement ou une sensation de chaleur inexpliquée sur le sein, une présence d'une petite plaie ou d'un ulcère au niveau du sein qui ne guérit pas, le gonflement d'un ou plusieurs ganglions sous l'aisselle ou près de la clavicule.
La Dre Wanny évoque également les différents facteurs de risque liés au cancer du sein, dont certains sont modifiables comme le tabac, l'alcool, le surpoids et la sédentarité, et d'autres non modifiables comme l'âge, les antécédents familiaux et les prédispositions génétiques.
Enfin, elle rappelle que le cancer du sein peut toucher aussi bien les hommes que les femmes. Elle invite chacun à ne pas banaliser les symptômes suspects, à pratiquer l'auto-palpation régulière et à se rapprocher des professionnels de santé pour bénéficier d'examens appropriés comme l'échographie et la mammographie.
David Aluta