Le Mouvement des sociétés civiles du Congo (MSCO) a exprimé une opposition catégorique face aux rumeurs d'une révision constitutionnelle en République Démocratique du Congo (RDC), affirmant qu’une telle démarche violerait l’article 219 de la Constitution. Dans une déclaration faite lundi 30 septembre 2024 à Bukavu, Dr Baraka Musombwa Joseph, coordonnateur interprovincial du MSCO, a lancé un avertissement à toute personne ou député national qui envisagerait de soutenir cette révision.
Le MSCO s’engage à utiliser toutes les voies légales pour s’opposer à une modification de la Constitution qu’il considère comme inappropriée dans le contexte actuel. Le mouvement estime que le gouvernement doit avant tout s'attaquer aux véritables priorités du pays, telles que la fin des violences dans l'Est de la RDC, la lutte contre l’inflation et la mise en œuvre effective de la gratuité de l’éducation et des soins de maternité.
Tout en réaffirmant son soutien aux institutions Congolaises, le MSCO a également exprimé ses vœux de bénédiction pour le peuple Congolais, exhortant les autorités à répondre aux besoins urgents du pays avant de se lancer dans des débats sur la révision de la loi fondamentale.
Le sénateur Jacques Djoli, cité par la RFI le 16 septembre dernier, partage une opinion similaire. Il a indiqué qu'il n'y a aucune justification à une révision de la Constitution alors que de nombreuses institutions prévues par la 3ème République, comme la Cour constitutionnelle et le Conseil d'État, ne sont pas encore opérationnelles. Selon lui, parler d’une quatrième République est une tentative de détourner l'attention des véritables défis auxquels le pays est confronté.
En somme, le MSCO et plusieurs acteurs politiques s'opposent fermement à toute tentative de modification de la Constitution, soulignant l'importance de se concentrer sur les problèmes urgents qui affectent la population Congolaise.
Diddy MASTAKI