La société civile Forces vives de l’Ituri a réitéré son appel à la mise en place d’une commission d’enquête et d’un audit global sur la gestion de la province durant la période de l’état de siège, dirigé par les autorités militaires.
Cette demande a été formulée au cours d’une rencontre de concertation entre les acteurs de la société civile, consacrée à l’évaluation de la gouvernance sécuritaire et administrative en Ituri.
Le coordonnateur provincial de la société civile, Dieudonné Lossa, a insisté sur la nécessité de faire toute la lumière sur la gestion des ressources publiques et des actions menées sous l’administration militaire.
Selon lui, toute gestion publique doit être soumise à un exercice de redevabilité afin d’évaluer l’utilisation des moyens de l’État et l’impact des décisions prises sur la situation de la province.
« Après chaque gestion, il faut une enquête. C’est tout à fait normal pour évaluer comment les moyens ont été utilisés », a-t-il déclaré.
La société civile précise que cette démarche ne vise pas une personne en particulier, mais plutôt une analyse globale de la gouvernance sous l’état de siège, afin de renforcer la transparence institutionnelle.
Interrogé sur la gestion du lieutenant-général Johnny Luboya N'kashama, la société civile a indiqué qu’un audit serait nécessaire pour comprendre la manière dont les ressources humaines, financières et matérielles ont été administrées durant sa gestion.
« Il est normal d’évaluer comment le personnel a été géré et comment les moyens mis à disposition de la province ont été utilisés », a ajouté Dieudonné Lossa.
Cette position intervient dans un moment marqué par des débats sur l’efficacité de l’état de siège en Ituri, alors que la province continue de faire face à des défis sécuritaires persistants et à des attentes fortes de la population en matière de retour de la stabilité.
La société civile de l’Ituri estime enfin qu’un tel audit permettrait de renforcer la transparence, d’améliorer la gouvernance future et de restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions.
Joël Heri Budjo