La société civile Forces vives de l’Ituri a indiqué qu’elle n’adoptera aucune position sur le projet de référendum annoncé en République démocratique du Congo avant la promulgation de la loi référendaire et l’examen de son contenu.
Cette position a été exprimée par le coordonnateur provincial de la société civile, Dieudonné Lossa, à l’issue d’une réunion avec les représentants des structures citoyennes de la province consacrée notamment à la question du référendum.
Selon lui, la loi référendaire ayant déjà été adoptée par les deux chambres du Parlement, les prochaines étapes institutionnelles devraient conduire à son examen par la Cour constitutionnelle avant sa promulgation par le Président de la République.
« Depuis le moment où cette loi a été votée, nous nous attendons au référendum qui peut intervenir à tout moment. Je crois que dans le processus normal, après la Chambre haute, c'est la Cour constitutionnelle qui va apprécier les documents. Cette loi sera soumise à la promulgation auprès du Président de la République », a-t-il expliqué.
Dieudonné Lossa a souligné que le référendum constitue un mécanisme démocratique permettant aux citoyens de se prononcer directement sur les questions relatives à l'organisation et au mode de gouvernance du pays.
« Le référendum, c'est pour permettre à la population de s'exprimer sur la nature ou la modalité de gouvernance. Nous avons informé la population par rapport au référendum qui va intervenir afin que les gens ne restent pas sans être informés », a-t-il déclaré.
Le coordonnateur de la société civile a toutefois précisé que son organisation n'a pas encore arrêté de position sur le fond de la future loi, estimant qu'il serait prématuré de se prononcer avant la publication officielle du texte.
« À ce moment, nous n'avons pas une position parce que la loi n'est pas encore promulguée. Il faut que la loi soit promulguée. Dès que cela sera fait, nous allons lire la loi avec tout le monde et nous dirons ce que nous avons constaté après l'avoir analysée », a-t-il affirmé.
Au cours des échanges, plusieurs participants ont soulevé des préoccupations liées au maintien de l'état de siège dans certaines provinces ainsi qu'à l'occupation de certaines portions du territoire national par des groupes armés. Selon Dieudonné Lossa, ces interrogations ont été relayées lors de la rencontre, même si les participants reconnaissent que la conduite du processus relève des institutions compétentes.
« Les gens ont posé la question par rapport à l'état de siège et à l'occupation d'une partie de notre territoire national. Mais le gouvernement est en train de travailler. Peut-être que lorsque le référendum sera convoqué, l'état de siège sera levé et d'autres parties du territoire national seront récupérées », a-t-il indiqué.
La société civile de l’Ituri affirme ainsi privilégier, pour l’heure, l’information et la sensibilisation de la population en attendant les prochaines étapes du processus référendaire.
Joël Heri Budjo