Alors que le débat sur une éventuelle révision de la Constitution continue de susciter des réactions au sein de la classe politique et de la société civile, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) maintient sa position en défaveur de cette initiative.
L'Église catholique poursuit ainsi ses consultations avec différentes composantes ecclésiales afin d'harmoniser son approche sur cette question.
Dans ce contexte, une réunion stratégique s'est tenue jeudi 25 juin au Centre interdiocésain entre le secrétaire général de la CENCO, Mgr Donatien Nshole, et les représentants des mouvements d’action catholique.
Les échanges ont porté sur la position de l'épiscopat Congolais concernant le projet de révision constitutionnelle ainsi que sur les enjeux liés à la situation actuelle du pays.
À l'issue de cette rencontre, la CENCO a réaffirmé son opposition à toute initiative de modification de la Constitution dans le contexte actuel. Selon ses responsables, la priorité devrait être accordée au rétablissement de la paix et de la sécurité sur l'ensemble du territoire national.
Avant de répondre aux critiques formulées par certains responsables de la majorité présidentielle, Mgr Donatien Nshole a tenu à clarifier la position de l'Église.
Le secrétaire général de la CENCO a rejeté les accusations de subversion portées contre l'institution ecclésiastique, estimant qu'il s'agit d'une tentative de détourner le débat de fond.
Il a soutenu que la démarche de la CENCO s'inscrit dans le cadre de sa mission pastorale et citoyenne, sans volonté de s'immiscer dans les prérogatives des institutions de la République.
La CENCO considère également que l'organisation d'un référendum constitutionnel alors qu'une partie Est de la République Démocratique du Congo demeure affectée par l'insécurité et les affrontements impliquant le M23 soulève des préoccupations majeures.
L'épiscopat estime qu'un tel contexte ne garantit pas les conditions d'une consultation inclusive sur l'ensemble du territoire national.
Cette nouvelle prise de position intervient dans un climat marqué par des divergences persistantes entre la CENCO et plusieurs acteurs de la majorité présidentielle au sujet de la révision constitutionnelle. Alors que le gouvernement et certains de ses soutiens poursuivent les réflexions sur d'éventuelles réformes institutionnelles, l'Église catholique continue de plaider pour que les priorités nationales demeurent la restauration de la paix, la sécurité et la préservation de l'unité du pays.
Rédaction