La Coalition Article 64 (C64) poursuit sa mobilisation contre ce qu'elle considère comme des menaces pesant sur l'ordre constitutionnel en République Démocratique du Congo. Dans une nouvelle prise de parole, la plateforme de l'opposition annonce une nouvelle étape de son mouvement à compter du 15 août 2026.
La coalition estime que le contexte politique actuel constitue une menace pour les institutions de la République et met en garde contre toute tentative de révision de la Constitution ou de prolongation du mandat présidentiel.
« La C64 souligne que cette décision constitue cependant un grave signal d'alerte contre l'ordre constitutionnel. Le peuple Congolais n'acceptera ni le contournement de la Constitution, ni la personnalisation des institutions, ni le changement de Constitution, ni le troisième mandat », indique la coalition.
Dans la continuité de son communiqué du 20 juillet 2026, la plateforme annonce le lancement d'une nouvelle phase de ses actions de mobilisation.
« Conformément à son communiqué du 20 juillet 2026, la Coalition Article 64 fixe rendez-vous au peuple congolais le 15 août 2026 pour la suite des actions », ajoute-elle.
La coalition appelle également les Congolais vivant au pays comme à l'étranger à rester mobilisés autour de ses initiatives.
« La C64 appelle les Congolaises et les Congolais, sur toute l'étendue du territoire national et dans la diaspora, à demeurer mobilisés, vigilants et solidaires de toutes les actions », lance-t-elle.
Enfin, la plateforme réaffirme son attachement au respect de la Constitution comme fondement de la légitimité des institutions.
« Aucune institution n'est au-dessus de la Constitution. Aucun pouvoir n'est supérieur à la volonté souveraine du peuple exprimée dans le respect de la Constitution », poursuit-elle.
Cette déclaration intervient dans un climat politique marqué par de vives tensions autour du dialogue national annoncé, des débats sur une éventuelle réforme constitutionnelle et de la crise sécuritaire persistante dans l'est de la République Démocratique du Congo.
Diddy Mastaki