Le parti Ensemble pour la République de l’opposant Moïse Katumbi a menacé mercredi de lancer des « actions de grande envergure » si le pouvoir ne convoque pas, d’ici le 15 août, un dialogue national inclusif, allant jusqu’à évoquer un possible appel à la désobéissance civile.
« Cette fois-ci, nous allons annoncer des actions de grande envergure et nous allons les tenir », a déclaré à Kinshasa le secrétaire général du parti, Dieudonné Bolengetenge, lors d’une conférence de presse.
« Peut-être, nous aurons un dialogue sous pression. On peut même appeler notre population à la désobéissance civile », a-t-il ajouté.
Cette mise en garde intervient alors que la coalition C64, dont fait partie Ensemble pour la République, réclame l’ouverture d’un dialogue national inclusif et s’oppose au projet de modification de la Constitution porté par le pouvoir.
Selon M. Bolengetenge, la coalition avait déjà reporté à deux reprises ses actions afin de laisser une chance à l’ouverture d’un dialogue.
« Si le dialogue n’est pas convoqué à cette date, nous allons nous réunir et, après, nous allons annoncer de grandes activités de terrain », a-t-il prévenu.
Pour le secrétaire général d’Ensemble pour la République, le dialogue national ne constitue toutefois pas une fin en soi. Il doit permettre à l’opposition et aux autres composantes de la coalition de faire aboutir leurs revendications, notamment leur opposition au projet de changement de la Constitution.
La coalition C64 rassemble plusieurs formations et personnalités de l’opposition qui réclament un cadre de concertation politique inclusif dans un contexte de fortes tensions autour des réformes institutionnelles envisagées en RDC.
Daudi Amin