La République démocratique du Congo et les neuf autres membres élus du Conseil de sécurité de l’ONU ont appelé à une réforme en profondeur des méthodes de travail de cet organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales, dans une déclaration rendue publique mercredi à New-York.
Réunis au sein du groupe E10, les dix membres non permanents ont plaidé pour des méthodes de travail « plus transparentes, inclusives, efficaces et responsables », réclamant notamment une participation accrue des membres élus à la rédaction des projets de textes, une meilleure répartition des responsabilités ainsi qu’un accès plus équitable à la documentation du Conseil.
Élue pour la période 2026-2027, la RDC a pris part à cette démarche. La délégation congolaise auprès des Nations-unies était conduite par Jocelyne Kabengele Lukundula, représentante permanente adjointe de la RDC.
Le Conseil de sécurité compte 15 membres, dont cinq permanents — États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni — disposant du droit de veto, et dix membres élus pour des mandats de deux ans. Pour le groupe E10, une réforme des méthodes de travail doit permettre de renforcer la participation des membres élus aux délibérations et d’améliorer l’efficacité et la transparence des travaux de l’organe.
Les dix pays ont également réaffirmé leur soutien à une réforme globale du Conseil de sécurité afin de le rendre plus représentatif des réalités géopolitiques actuelles. Cette revendication rejoint celle de nombreux États, notamment africains, qui plaident depuis plusieurs années pour une représentation accrue du continent au sein de cet organe.
La RDC siège au Conseil de sécurité pour la troisième fois, après ses précédents mandats de 1982-1983 et 1990-1991. Kinshasa entend ainsi poursuivre son engagement dans les discussions consacrées au renforcement du multilatéralisme et aux mécanismes internationaux de maintien de la paix et de la sécurité.
Merveilles Kiro