Dans une allocution solennelle adressée à la nation quelques heures après la création du mouvementpolitico-militaire Front pour la refondation de la nation (FRN) par l’ancien Chef de l’Etat Joseph Kabila, intervenue en octobre 2026, Vital Kamerhe est vivement monté au créneau.
Une décision qualifiée de « tournant grave » et marquée par l'annonce, quelques jours plus tard, d'une coalition politico-militaire incluant le mouvement rebelle du M23 à Goma. Les points clés de son intervention :
Une contradiction béante entre discours et actes
Vital Kamerhe pointe du doigt le décalage entre les appels à la paix formulés par Joseph Kabila et son implication dans une alliance armée, estimant qu'on ne peut prétendre œuvrer pour la paix tout en recourant aux armes.
Un bilan de 18 ans au pouvoir
L'ancien chef de l'État est renvoyé à ses responsabilités passées. Kamerhe rappelle que diriger la RDC pendant 18 ans implique de rendre des comptes sur l'état des institutions, de l'armée et de la protection des populations, soulignant qu'on ne peut s'exonérer de son propre bilan en accusant son successeur.
Le rejet des aventures armées
Insistant sur le coût humain dramatique des conflits répétés (familles endeuillées, enfants déscolarisés, populations déplacées), il martèle que les rébellions successives n'ont jamais apporté la sécurité ni la prospérité au peuple Congolais.
Soutien affiché au président Félix Tshisekedi
Kamerhe réaffirme son alliance et son soutien total au président de la République, saluant la pertinence de ses mises en garde face aux menaces sécuritaires et appelant à un resserrement des rangs autour de l'ordre constitutionnel et de l'intégrité territoriale.
Appel au dialogue et à la paix
Tout en réitérant sa conviction que le dialogue doit toujours primer sur les armes pour éviter des pertes inutiles, il exhorte les responsables de ces mouvements à renoncer à leurs projets violents.
Pour clore, Vital Kamerhe en appelle à l'unité nationale, à la cohésion par-delà les clivages politiques, et à une mobilisation pacifique pour bâtir une nation unie où les divergences s'expriment sans violence.
Rédaction