Le gouvernement Ougandais a décidé d'organiser l'évacuation de ses ressortissants vivant en Afrique du Sud, invoquant une dégradation de la situation sécuritaire marquée par la recrudescence des violences anti-migrants et des manifestations à caractère xénophobe. L'annonce a été faite dimanche 28 juin par le ministère ougandais des Affaires étrangères.
Selon le communiqué officiel, cette décision fait suite à une instruction du président Yoweri Kaguta Museveni, qui a demandé la mise en place de dispositions urgentes pour protéger les citoyens Ougandais installés en Afrique du Sud.
À ce jour, 746 Ougandais se sont volontairement enregistrés afin d'être évacués pour des raisons de sécurité. Les autorités indiquent que ce chiffre pourrait encore augmenter, tandis que plusieurs ressortissants auraient déjà quitté le pays par leurs propres moyens après un ultimatum fixé au 30 juin 2026 par des groupes d'autodéfense impliqués dans les manifestations.
Le ministère des Affaires étrangères précise que le plan d'évacuation comprend l'enregistrement des personnes concernées, leur transfert vers des centres de rassemblement sécurisés, la délivrance de documents de voyage d'urgence lorsque cela est nécessaire ainsi que la coordination avec les autorités Sud-Africaines pour faciliter leur départ.
Pour cette opération, le gouvernement Ougandais prévoit de mobiliser des vols spéciaux affrétés par Uganda Airlines, entièrement financés par l'État.
Parallèlement, Kampala affirme poursuivre les discussions avec les autorités Sud-Africaines afin de garantir la sécurité des Ougandais qui choisiront de rester sur place.
Le gouvernement Ougandais a également annoncé avec regret le décès d'un de ses ressortissants à la suite d'une attaque dans la province du KwaZulu-Natal. Les autorités travaillent actuellement au rapatriement de sa dépouille vers l'Ouganda.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes liées aux violences visant les communautés étrangères en Afrique du Sud. Kampala souligne que plusieurs autres pays africains ont également pris des mesures pour rapatrier certains de leurs ressortissants confrontés à cette situation.
Diddy Mastaki