Le parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert une enquête pour crime de guerre suite à la mort de Karine Buisset, une humanitaire Française de 54 ans employée par l’UNICEF, tuée le 11 mars à Goma, dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Selon les premières informations, l’humanitaire aurait été touchée par un engin explosif dans un contexte de frappes de drones menées dans la ville et ses environs, alors que Goma est toujours sous tension, contrôlée depuis 2025 par le groupe rebelle M23. La situation sécuritaire dans l’Est de la RDC reste extrêmement instable, avec des affrontements récurrents entre les Forces armées de la RDC (FARDC), des groupes armés locaux et des forces rebelles soutenues par des puissances régionales.
Les investigations ont été confiées à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité afin d’établir avec précision les circonstances du drame, notamment la responsabilité éventuelle de parties impliquées dans le conflit et le mécanisme exact de l’attaque.
Cette décision intervient alors que le bilan initial communiqué par l’ONU faisait état de trois victimes, dont Karine Buisset et deux civils non identifiés. Cependant, plusieurs sources locales et humanitaires interrogées par des journalistes internationaux, dont Emmet Livingston de The Economist et France 24, indiquent que seule Karine Buisset aurait été tuée, et que l’identité et le sort des deux autres victimes restent flous.
Le drame a suscité une vague d’indignation internationale. Les autorités Françaises insistent sur la nécessité d’une enquête rigoureuse pour déterminer les responsabilités et renforcer la protection des personnels humanitaires dans les zones de conflit.
Diddy Mastaki