En mars 2026, la situation sécuritaire est restée instable dans le territoire de Rutshuru, particulièrement dans la chefferie de Bwito où les affrontements armés se sont poursuivis.
D'après le rapport d'aperçu des mouvements migratoires rendu par OCHA-RDC et ses partenaires dont une copie à été consultée par Congorassure.cd, depuis le 05 mars, les combats ont affecté plusieurs localités situées sur les axes Kibirizi-Centre–Kashalira–Kirima et Kishishe–Bambo, et provoqué des déplacements massifs vers diverses localités.
D'ailleurs, le 09 mars 2026, l’escalade des tensions dans les villages de Mirangi et Kyere, a poussé au moins 21 755 personnes à se déplacer vers plusieurs localités de la zone de santé de Kibirizi (Lusogha, Bulindi, Butalongola et Bitongi).
Par ailleurs, des retours progressifs ont été signalés dans la zone de santé (ZS) de Bambo, où plus de 37 200 personnes sont retournées à Kifulo, Bushuli et Kabizo après avoir fui des affrontements dans leurs villages depuis mai 2025.
Les besoins prioritaires dans les zones de retour incluent les abris, la sécurité alimentaire, l’accès aux soins de santé, ainsi que les transferts monétaires pour soutenir la reconstitution des moyens de vie.
Dans la chefferie de Bwisha en exemple, les combats ont également repris depuis le 11 mars, interrompant plusieurs semaines d’accalmie et entraînant de nouveaux déplacements de populations vers Kitagoma et Nyarukwangara.
« L’accès humanitaire est fortement fragilisé par l’insécurité sur l’axe routier Goma–Kiwanja–Kanyabayonga. Entre le 10 et le 31 mars, au moins dix braquages ont visé des transporteurs privés, faisant au moins deux blessés », relève le rapport.
Pour rappel, depuis début février, trois convois humanitaires ont été directement affectés par des incidents de braquage sur cet axe. La répétition de ces attaques sur un axe routier important menace la continuité des opérations humanitaires au départ de Goma vers les territoires de Rutshuru, Lubero et Beni.
David Aluta