Dans un communiqué de presse officiel daté du 20 septembre, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont apporté des clarifications sur la situation sécuritaire dans la province du Nord-Kivu, affirmant observer un cessez-le-feu strict sur l'ensemble des lignes de front.
Cependant, l'armée Congolaise alerte l'opinion nationale et internationale sur la dégradation continue de la situation sur le terrain. Selon le document officiel, les éléments coalisés de l'AFC-M23/RDF multiplient les offensives sur plusieurs fronts situés le long de l'axe Walikale-Masisi. Les FARDC soulignent que ces actes constituent une violation directe des engagements pris dans le cadre des accords de Doha et de Washington, des textes dont la RDC se déclare pleinement respectueuse.
Conséquences humanitaires dramatiques
Cette recrudescence des violences entraîne de lourdes conséquences pour les civils. L'armée dénonce des attaques délibérées ciblant les populations, l'incendie de villages entiers ainsi que la destruction systématique des cultures. Ces agissements viseraient, selon l'état-major, un objectif criminel avéré d'affamer la population civile et provoquent de nouvelles vagues de déplacements de personnes déjà très vulnérables en direction de Walikale.
Droit légitime à la défense
Face à ces provocations répétées, le Général-Major Somo Kakule Evariste, gouverneur militaire du Nord-Kivu et commandant des opérations, a fermement réaffirmé le droit légitime à la défense.
Les FARDC affichent leur détermination à réagir promptement à toute nouvelle offensive dirigée contre leurs positions, leurs éléments ou la population civile dont elles assurent la protection.
En conclusion, l'autorité militaire rappelle l'ensemble des parties au respect des engagements internationaux relatifs à la protection des civils, tout en réitérant que les forces loyalistes continueront d'observer les accords conclus jusqu'à nouvel ordre.
La rédaction