Face à la multiplication des attaques de drones au Soudan et à leurs conséquences meurtrières sur les populations civiles, le secrétaire général des Nations-Unies, António Guterres, a exprimé sa vive indignation. Il appelle les parties belligérantes à protéger les civils et les infrastructures essentielles, tout en réclamant un arrêt immédiat des combats comme première étape vers une solution politique durable.
La détérioration de la situation sécuritaire au Soudan suscite une nouvelle inquiétude au sein des Nations-Unies. Dans une déclaration ferme, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a condamné l'escalade des attaques de drones qui continuent de frapper plusieurs régions du pays, avec un lourd bilan humain.
« Je condamne fermement l’intensification des attaques de drones au Soudan et je suis consterné par le bilan catastrophique qu’elles infligent aux civils », a déclaré le chef de l'organisation internationale.
Cette prise de position intervient alors que les frappes aériennes et les attaques de drones se multiplient dans le contexte de la guerre opposant les Forces armées soudanaises (SAF) aux Forces de soutien rapide (FSR), depuis avril 2023.
les civils et les infrastructures essentielles en première ligne
António Guterres a exhorté toutes les parties au conflit à épargner les populations civiles et à s'abstenir de prendre pour cible les infrastructures indispensables à la vie quotidienne.
Les attaques contre les marchés, les quartiers résidentiels, les installations électriques et les structures de santé aggravent les conditions de vie de populations déjà confrontées aux déplacements forcés, à la faim et à l'effondrement de nombreux services essentiels.
Le 28 octobre, lors d'un point de presse à New-York, le Porte-parole de l'ONU avait notamment fait état de frappes meurtrières dans plusieurs régions soudanaises. Des attaques auraient touché des zones résidentielles et des installations énergétiques, renforçant les inquiétudes sur l'extension des violences.
L’ONU réclame un arrêt immédiat des combats
Pour le secrétaire général, la protection des civils ne peut être dissociée d'une désescalade militaire. Il appelle ainsi les protagonistes à convenir sans délai d'une cessation des hostilités, qu'il considère comme une première étape indispensable pour mettre fin à cette guerre dévastatrice.
L'organisation insiste également sur le respect du droit international humanitaire, qui impose aux belligérants de protéger les populations civiles et les biens de caractère civil.
Une solution politique portée par les Soudanais
Au-delà de l'urgence sécuritaire, António Guterres réaffirme la disponibilité des Nations-Unies à accompagner toute initiative susceptible de conduire à une sortie durable de crise.
« L’ONU est prête à soutenir tous les efforts visant à faire avancer une solution politique durable qui reflète les aspirations du peuple soudanais », a-t-il souligné.
Depuis le déclenchement des affrontements en avril 2023, le Soudan est plongé dans l'une des crises humanitaires les plus graves au monde. Les combats entre l'armée régulière et les paramilitaires des Forces de soutien rapide ont provoqué des déplacements massifs de populations, des destructions d'infrastructures et une insécurité alimentaire persistante.
L'appel de Guterres intervient ainsi dans un contexte où les initiatives diplomatiques peinent toujours à obtenir un arrêt durable des violences. Pour les Nations-Unies, la protection des civils et l'ouverture d'un processus politique inclusif demeurent des conditions essentielles pour envisager la paix.
Diddy Mastaki