À Beni, dans le Nord-Kivu, un garçon de 14 ans a été retrouvé pendu dans sa chambre dans la nuit du 19 au 20 avril 2026, dans la cellule Kitsuku, au quartier Mabolio.
Identifié comme Kasereka Visogho, l’adolescent était le fils de Muhindo Tsongo Lukula et de Kathungu. Selon les premières informations communiquées par Giresse Mukongoli, président de la société civile forces vives de la commune de Bungulu, les circonstances exactes de ce décès demeurent, à ce stade, indéterminées.
Les services spécialisés dépêchés sur les lieux ont procédé aux premiers constats. Une enquête a été ouverte afin d’éclaircir les causes de ce drame qui suscite émotion et incompréhension au sein de la communauté locale.
Pour plusieurs observateurs, ce décès s’inscrit dans un contexte très préoccupant. Dans la région de Beni-Butembo, les cas de suicides par pendaison semblent en augmentation ces derniers mois. Un rapport récent fait état de plus de 300 cas de troubles mentaux recensés en l’espace d’un mois. Un chiffre alarmant qui témoigne d’une détérioration notable de la santé psychique au sein de la population.
Pour certains psychologues interrogés dans la région déjà il y a plus d’un an par CongoRassure.Cd, cette situation serait le reflet d’un cumul de facteurs, notamment l’insécurité persistante, la précarité économique, les tensions sociales et la dégradation générale des conditions de vie. Autant d’éléments qui affectent particulièrement les jeunes, souvent exposés sans accompagnement adéquat.
Ces experts alertaient déjà que dans ces zones marquées par des années de violences, la santé mentale restait jusqu’alors un sujet peu abordé, voire tabou. Ils affirmaient que les structures de prise en charge étaient rares, et les familles, souvent démunies, peinaient à détecter ou à traiter les signes de détresse psychologique.
Rédaction