La société civile forces vives de la ville de Baraka et du territoire de Fizi ont officiellement exprimé leur indignation à la suite du bouclage imposé le 31 juillet 2026, une opération qui, selon elle, s'est soldée par des pertes en vies humaines et plusieurs blessés.
Dans une déclaration adressée au Gouverneur du Sud-Kivu ainsi qu'à plusieurs autorités nationales, provinciales et locales, les organisations signataires affirment que l'intervention des forces de l'ordre a entraîné l'usage d'armes à feu, provoquant la mort d'un citoyen et des blessures graves chez quatre autres personnes.
Face à cette situation, les forces vives réclament l'ouverture d'une enquête impartiale afin d'identifier les auteurs, les commanditaires et les éventuels complices des violences, tout en demandant que les victimes soient prises en charge.
Elles annoncent également la suspension du paiement des taxes provinciales jusqu'à ce que leurs revendications soient satisfaites. Parmi leurs exigences figure aussi le départ du chef du Centre de la Direction Provinciale de Mobilisation et Encadrement des Recettes (DPMER) Fizi-Baraka, estimant que cette mesure contribuerait à rétablir la confiance entre les autorités et la population.
Signée par plusieurs composantes de la société civile, de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) et d'autres organisations locales, cette déclaration appelle les autorités compétentes à agir avec responsabilité afin que justice soit rendue et que de tels incidents ne se reproduisent plus.
Les autorités provinciales n'avaient pas encore réagi officiellement au contenu de cette correspondance au moment de la publication de cette information.
Rédaction