À Bukavu, dans la Province du Sud-Kivu, la mesure des autorités imposant l'achat de casques aux conducteurs de motos-taxis divise. Si certains y voient une question de sécurité et d'uniformisation, d'autres dénoncent une nouvelle tracasserie.
Dans les parkings de motos d'Essence, de Nyawera ou encore de la Place de l'Indépendance, le débat fait rage ce matin vendredi 25 septembre 2026. Interrogés par la rédaction de congorassure.cd, les avis des motards divergent sur cette nouvelle mesure.
Pour une partie de conducteurs, l'initiative est à saluer. Elle permettrait, selon eux, de sécuriser leur travail et de donner une même identité visuelle à toute la corporation.
« C'est une bonne chose, le casque protège. Et puis ça va nous donner une visibilité, on sera reconnus comme de vrais professionnels », a déclaré un conducteur.
Mais pour d'autres, c'est une charge financière de plus qui s'ajoute à une longue liste. Ils citent l'achat obligatoire des gilets numérotés et le paiement de l'assurance, sans pour autant être à l'abri des tracasseries sur la route.
« On nous demande gilet, assurance, maintenant casque. Mais malgré tout ça, les policiers de roulage nous arrêtent toujours et nous font payer. Qu'on régule d'abord ça », a dit un autre conducteur.
Ces derniers demandent donc aux autorités provinciales et à la mairie de Bukavu de mieux réguler la mesure, de fixer un prix unique et abordable pour les casques et surtout, de mettre fin au rançonnement dont ils se disent victimes de la part des agents de régulation de la circulation routière.
Une situation qui place les motards entre l'obligation de se conformer à la loi et la crainte de nouvelles dépenses sans garantie de protection sur la route.
Pour rappel, mardi 22 septembre, le gouverneur Patrick Busu Bwa Ngwi sous l'AFC-M23 a procédé au lancement officiel du premier lot de casques destinés aux bénéficiaires. Selon la cellule de communication du gouvernorat, cette initiative vise à renforcer la sécurité des usagers de la route.
Rédaction