Le Mouvement Citoyen « Machozi ya Raïya » dit constater un décalage criant entre l'importance des ressources minières exploitées dans le territoire de Fizi, dans la Province du Sud-Kivu et l'extrême insuffisance des infrastructures et des services sociaux de base au bénéfice des populations locales.
Dans un communiqué de presse publié le 28 septembre 2026 à Fizi et signé par son Coordonnateur territorial Agale Isanganino Bwangyo, le mouvement dénonce les conditions de vie précaires des communautés vivant autour des zones minières.
« Dans plusieurs zones minières de Fizi, les populations vivent encore dans des conditions qui ne correspondent nullement à l'importance des richesses extraites de leur sous-sol », indique le communiqué.
Le MCMR-RDC cite notamment l'insuffisance des routes et des dessertes agricoles, le déficit énergétique, l'accès limité à l'eau potable, des infrastructures scolaires et sanitaires insuffisantes, la dégradation des terres agricoles ainsi que les impacts environnementaux liés aux activités extractives.
Un ultimatum de 14 jours
Face à cette situation, le mouvement donne un délai de quatorze (14) jours au Gouvernement provincial du Sud-Kivu et au Gouvernement de la République, à compter de la publication du communiqué, pour exiger des entreprises concernées la mise en œuvre effective de leurs engagements en matière de développement communautaire et le respect de leurs responsabilités sociales.
Passé ce délai, et en l'absence de mesures concrètes, « Machozi ya Raïya » se réserve le droit d'appeler la population à des journées « ville morte » et à d'autres formes de mobilisation citoyenne non violente pour exiger le départ des sociétés minières qui ne respecteraient pas leurs obligations.
Le mouvement exige en outre des retombées socio-économiques concrètes des redevances et taxes payées par ces sociétés à l'État Congolais.
Appel au dialogue
Le MCMR appelle les autorités nationales et provinciales à considérer cet ultimatum comme une occasion de privilégier le dialogue, la transparence et l'action avant toute escalade.
Il appelle également toutes les organisations de la société civile à se joindre à cette lutte pour la défense des intérêts des communautés locales, la transparence dans la gestion des ressources minières et le développement durable du territoire de Fizi.
Rédaction