Le village de Cimpwiji, à Lugusha, dans le groupement de Mudusa dans la territoire de Kabare, province du Sud-Kivu, s'est réveillé sous le choc mercredi 21 octobre 2026.
Une jeune fille de 19 ans, identifiée comme Aksanti Ciroyi, a été retrouvée sans vie tôt le matin, pendue à un manguier dans la parcelle familiale. Selon des sources locales, le drame est survenu dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 octobre, quelques heures seulement après une séance de conseil familial. Les circonstances exactes qui ont conduit à ce geste tragique restent pour l'heure inconnues.
L'annonce de ce décès a provoqué une vive émotion au sein de la communauté de Cimpwiji. Voisins, proches et membres de la société civile décrivent une jeunesse de plus en plus confrontée à des pressions familiales et sociales, souvent sans espace d'écoute et d'accompagnement psychologique.
Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, la Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI), noyau de Mudusa, à travers son Président Elvis Cirimwami, présente ses condoléances les plus attristées à la famille éprouvée.
La structure citoyenne condamne fermement ces drames récurrents qui endeuillent la jeunesse du territoire et lance un double appel, aux autorités compétentes, pour diligenter une enquête approfondie afin d'établir les causes exactes de ce drame ; aux acteurs communautaires, parents, églises et organisations de jeunes, pour renforcer les mécanismes de dialogue familial, de prévention et de prise en charge psychosociale.
« Il est urgent de briser le silence autour de la détresse des jeunes. Le conseil familial ne doit pas être un lieu de jugement, mais un espace d'écoute et d'orientation », souligne un acteur local.
La NDSCI plaide pour la mise en place d'actions de sensibilisation sur la santé mentale et la gestion non violente des conflits familiaux dans les villages du groupement de Mudusa.
En attendant les conclusions de l'enquête, le corps de la victime a été levé pour inhumation dans un climat de profonde tristesse.
David Aluta