Une contestation autour d’une opération de recouvrement minier est signalée à Yedi, dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, ce vendredi 9 octobre 2026. Selon les informations recueillies par notre rédaction, des négociants en minerais envisageraient d’observer une grève pour protester contre cette opération, attribuée au service des Mines de Mambasa.
Contacté par notre rédaction, le chef de bureau des Mines concerné a indiqué que l’ordre de mission qui lui avait initialement été délivré pour se rendre à Yedi avait été annulé par le chef de division des Mines ad intérim, avant l’exécution de la mission. Il précise qu’une autre équipe a finalement été dépêchée sur place.
S’agissant des paiements effectués dans le cadre de cette opération, le responsable affirme détenir des bordereaux de la Direction générale des recettes de la province de l’Ituri (DGRPI), qu’il présente comme des justificatifs des sommes versées.
Il soutient par ailleurs que certains négociants qui contesteraient le recouvrement seraient impliqués dans des activités d’achat, de détention et de transport de minerais dans des conditions qu’il estime contraires aux exigences légales, y compris vers la province du Nord-Kivu. Ces affirmations n’ont pas pu être vérifiées indépendamment par notre rédaction.
Le chef de bureau estime qu’une mission d’enquête conjointe avec la régie financière compétente permettrait de clarifier les circonstances de cette opération, notamment les paiements effectués et les contestations exprimées par les négociants.
Il considère également que le recouvrement de fin d’année repose sur les dispositions légales applicables, sans toutefois préciser les références des textes invoqués.
À ce stade, les motifs précis de la contestation, les modalités de recouvrement ainsi que la position des négociants concernés restent à éclaircir. La rédaction n’a pas encore recueilli leur version des faits ni obtenu les précisions du chef de division des Mines ad intérim sur l’annulation de l’ordre de mission.
Les clarifications des différentes parties, notamment des négociants, du service des Mines et de la régie financière concernée, sont attendues afin de mieux établir les faits et de comprendre le fondement de cette contestation.
Rédaction