Le député national Muhindo Vahumahwa, élu du territoire de Beni, condamne les pertes en vies humaines enregistrées dans un nouvel assaut tout aussi meurtrier que les précédents, survenu dans la commune rurale de Bulongo, la nuit du mardi à mercredi 28 juillet.
Au moins 7 des habitants de Bulongo ont été tués par des assaillants armés qui ont nuitamment opéré. Parmi les victimes décédées, figurent 4 membres d’une même famille, rapportent des sources de la société civile locale.
En réaction à ce nouveau massacre, l’élu du territoire de Beni, qui dénonce la « non prise en compte des alertes de la population », souhaite que le gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu mène des enquêtes et sanctionne les commandants qui, selon lui, n’ont pas réagi promptement afin d’éviter un nouveau bain de sang.
« L’armée devrait prendre des dispositions pour prévenir l’attaque de Bulongo, nous condamnons cette négligence et c’est inacceptable que des tels actes soient visibles en plein état de siège » a-t-il alors déclaré.
Muhindo Vahumahwa déclare par ailleurs, qu’il est déplorable que ces genres des situations pénibles se déroulent dans cette agglomération en cette période de l’état de siège décrété par le Chef de l’Etat congolais Félix Antoine Tshisekedi pour rompre l’insécurité cyclique dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Sur ce, l’un des représentants des habitants du territoire de Beni, première cible des rebelles armés, estime qu’il est important à ce stade qu’une évaluation du dispositif mis en place soit faite pour identifier les failles et les corriger si possible.
«Nous avons demandé que l’état de siège soit évalué parce que bien sûr il y a des soldats, des officiers qui sont arrêtés mais l’état de siège a un objectif, celui d’assurer la protection de notre peuple et d’imposer l’autorité de l’État et donc avec une telle négligence il faut le corriger».
L’élu Vahumahwa lance ainsi un appel à Christophe Mboso, président de la chambre basse du parlement afin que son bureau convoque dans les meilleurs délais une séance d’évaluation comme promis.
Depuis un certain temps, plusieurs députés nationaux et provinciaux de la province du Nord-Kivu, face à la persistance des massacres en territoire de Beni, presque 90 jours après l’instauration de l’état de siège, demandent une évaluation du dispositif sécuritaire avant de décider d’une future prorogation.
Par Lwanzo Kasoki