Nord-Kivu : Des hommes armés lancent un assaut dans la périphérie d’Oïcha, fief du territoire de Beni
Kekelibo, qui se situe du côté Ouest de la cité d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni, a été la cible d’un assaut d’un groupe d’hommes armés non autrement identifiés, durant les heures vespérales de ce samedi 28 août.
Plusieurs sources locales ont rapporté à CongoRassure que les ennemis sont entrés dans Kekelibo vers 17 heures et que plusieurs crépitements de balles ont pu être entendus en provenance de cette partie de la cité.
En revanche, certaines parmi elles, se sont montrées plus rassurante, assurant que les balles entendues provenaient de la contre-offensive des forces armées de la République démocratique du Congo qui ont pu repousser les combattants ennemis.
Difficile de confirmer cette version ou de l’infirmer, d’autant plus que pour l’instant l’armée régulière demeure aphone sur cette incursion des éléments incontrôlés dont l’identité reste à vérifier.
Pour sa part, le journaliste Patriote Taipa, basé à Oïcha, a déclaré que selon les informations recueillies sur le lieu de l’attaque, les assaillants ont voulu lancer un assaut sur la position de la police nationale congolaise à Kekelibo. « Pour l’instant, aucun décès n’a été enregistré et personne n’a disparu », a-t-il précisé.
Réagissant à cette attaque, le député provincial Jean-Paul Ngahangondi, un élu de la région, insiste sur le fait que la situation n’a pas réellement changé depuis l’instauration de l’état de siège dans la région de Beni : « Ceux qui trompent l’exécutif national en donnant de fausses informations sur la situation sécuritaire dans la région de Beni pour se faire aimer de ce dernier n’aident pas le chef de l’État à réussir sa vision de la sécurité », lâche-t-il excédé.
L’élu provincial insiste qu’il est primordial d’aider l’autorité à réussir ses actions lancées pour l’intérêt de la République et de son peuple en lui fournissant des informations vraies.
M. Ngahangondi exhorte en outre l’exécutif à renforcer les services de renseignement pour obtenir les bonnes informations du terrain. « Oïcha en tant que chef-lieu du Territoire, être attaquée, ce qu’il y a péril à la demeure surtout qu’hier la population a alerté sur la traversée des rebelles ougandais de l’Est vers l’Ouest et ici aucune mesure préventive n’a été prise pour empêcher le drame d’aujourd’hui », déplore-t-il.
Cette attaque intervient cinq jours seulement après la fin de la mission itinérante du Premier ministre Sama Lukonde dans la région, où il a séjourné dans le cadre de l’évaluation de l’évolution de l’état de siège sur terrain.
Dans la cité d’Oïcha, une zone constamment sous la menace d’une attaque rebelle, le chef du gouvernement a tenu le 23 août dernier une petite réunion au bureau territorial avant de reprendre la direction de la ville de Beni, à plus ou moins 30 kilomètres.