Etat de siège : Les 7 prochains jours, la commission Défense et Sécurité va auditionner l’IGF, les inspecteurs généraux de l’armée et de la Police
La chambre basse du parlement vient d’accorder un délai supplémentaire de sept jours à la commission de défense et de sécurité pour poursuivre sa série d’auditions sur l’évolution de l’état de siège en vigueur au Nord-Kivu et en Ituri depuis mai dernier.
Après quelques membres du gouvernement, dont les ministres des Finances, de la Défense, de la justice, du Budget et le chef d’état-major des FARDC ainsi que les gouverneurs militaires de deux provinces, cette commission de l’assemblée nationale va auditionner l’Inspection générale des finances ainsi que les inspecteurs des Forces armées de la République démocratique du Congo et de la Police nationale congolaise.
Dans cette série d’auditions qui a bénéficié d’un temps supplémentaire ce 30 août, selon des sources à l’Assemblée nationale, la gouverneure de la Banque centrale du Congo sera également entendue par les élus en sa qualité de caissière de l’Etat.
Interrogé sur cette prolongation, Bertin Mubonzi, chef de la Commission Défense et Sécurité, a déclaré qu’il reste une question cruciale à résoudre concernant l’attribution de contrats spéciaux à l’armée et à la police. « Comme vous pouvez l’imaginer, ils n’obéissent à aucune règle des marchés publics au nom du secret défense », a-t-il déclaré.
Il poursuit : « Le temps n’a pas permis à la commission d’entendre l’inspecteur général des finances, l’inspecteur général des FARDC et l’inspecteur général de la police nationale congolaise sur le suivi et le contrôle des fonds mis à la disposition des ministères et services publics concernés par l’état de siège. Il en est de même pour le gouverneur de la Banque centrale du Congo que la commission n’a pu entendre en sa qualité de caissier de l’Etat sur les fonds débloqués en procédure d’urgence sans suivre le circuit habituel de la chaîne de défense », a indiqué le président de la commission.
A l’issue de toutes ces auditions, es conclusions définitives seront soumises à la plénière de la chambre basse du parlement.