BENI : « Pour faire face au terrorisme, nous devons éviter de nous diviser », déclare le général Ekenge, qui annonce un dialogue pour la paix
Au Nord-Kivu, province située à l’est du territoire congolais, où la région est en proie à des violences cycliques, les autorités militaires ont proposé mercredi dans la ville de Beni, un schéma de plus dans le but de pacifier la région. Elles ont opté pour le dialogue avec les membres de la communauté.
« Pour faire face au terrorisme, nous devons éviter de nous diviser. Nous devons bannir la haine, la propagation de fausses rumeurs et de fakenews, l’intox, la désinformation susceptibles de démobiliser les forces armées et la police », a déclaré le général de brigade Sylvain Ekenge, lors du lancement de ce nouveau projet, que l’armée espère va aussi contribuer à mettre fin à l’activisme des groupes armés, notamment les ADF dans la région de Beni.
L’officier et porte-parole du gouverneur militaire, qui a précisé que le programme s’appelle « Mazungumuzo kwa amani-Beni » ( ndlr dialogue pour la paix à Beni) a expliqué qu’il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de stabilisation et vise essentiellement à renouer les liens qui se sont quelque peu distendus entre l’armée et les populations des zones touchées par les massacres.
Ce projet intervient au moment où les rebelles de l’ADF ont intensifié leurs attaques dans plusieurs agglomérations du territoire de Beni. Ce résultat «mitigé » pour certains élus de la région a incité ces derniers, soutenus par certains membres de la communauté locale, à demander une requalification de l’état de siège, ou sa limitation aux territoires de Beni et d’Irumu, cible constante des combattants rebelles.