Recrudescence de l’insécurité à Goma : Plusieurs mouvements des jeunes annoncent une journée ville morte le lundi
Samedi, les mouvements citoyens des jeunes ont annoncé l’organisation d’une « journée ville morte » le lundi 20 décembre pour protester contre l’insécurité dans la ville de Goma, au Nord-Kivu.
Ces jeunes estiment qu’il s’agit d’une suite logique, compte tenu de la situation sécuritaire préoccupante que connaît actuellement la ville de Goma. En effet, expliquent-ils, “c’est une urgence”, car la situation avant l’instauration de l’état de siège et celle pendant est identique voire pire à certains endroits et moments.
« Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées depuis novembre 2021, des centaines de maisons ont été cambriolées, malgré les moyens mis à la disposition des autorités municipales, urbaines et provinciales, des policiers et des militaires », regrettent ces mouvements citoyens.
Ces derniers déplorent en outre la montée vertigineuse de l’insécurité caractérisée par des assassinats, des meurtres, des kidnappings, des cambriolages et plusieurs autres violations graves des droits de l’homme, notamment les extorsions, les arrestations et détentions arbitraires, les menaces et intimidations de la part d’agents censés être ceux de l’ordre.
Et face à cette montée de l’insécurité diurne et nocturne, ces jeunes s’indignent et déplorent que la population subisse comme délaissée ces menaces qui pourtant n’épargnent personne. Ils disent ainsi compatir avec toutes les familles directement touchées par cette criminalité et qui ont perdu les leurs, notamment celle du jeune activiste Edison Kambale qui a été sauvagement tué, selon eux, « par l’armée qui était censée le protéger ».
Tenant compte de tout cela, mais aussi dans le but de contribuer aux efforts de sécurisation de la ville de Goma, ces mouvements citoyens annoncent une ville morte ce lundi 20 décembre 2021, “en guise de compassion et pour dénoncer la criminalité croissante dans la ville”.
En outre, ils indiquent qu’ils s’opposent catégoriquement à l’entrée de la police rwandaise dans la ville de Goma, car selon eux, leur » sécurité est une question de souveraineté et ne peut jamais être sous-traitée « . Ces mouvements citoyens déclarent, “exiger un face à face avec les responsables de l’état de siège dans un délai d’une semaine pour une évaluation sans complaisance”.
CMK