Réunions du G20 et travaux préparatoires de la Cop26 : Eve Bazaiba a insisté sur une compensation plus équitable allouée à la RDC pour ses crédits carbone (Conseil des ministres)
La Vice-Premier ministre, ministre de l’Environnement et du Développement durable, Eve Bazaiba Masudi, a présenté, au cours de la 14 réunion du Conseil des ministres, présidé par le Président de la République Félix Tshisekedi, la synthèse des informations résumant la participation de la RDC aux réunions du G20 à Naples, en Italie et aux travaux préparatoires de la Cop26 à Londres, en Grande-Bretagne, du 22 au 29 juillet.
La ministre de l’Environnement a fait le point sur les discussions du G20 à Naples, en Italie, où les nations représentées, dont la République démocratique du Congo, se sont engagées à contribuer, en fonction des mandats environnementaux de chacun, au développement des programmes permettant aux décideurs financiers de mieux comprendre, évaluer et gérer les questions environnementales.
Pour Eve Bazaiba, l’objectif est d’intégrer le plus largement possible les questions de changement climatique et de biodiversité et de favoriser l’innovation systémique dans la finance climatique. Elle a également noté que lors des réunions ministérielles de Londres, la RDC a plaidé pour que son statut de pays puissance climatique et solution au changement climatique soit reconnu.
Lors de l’étape de Londres, Eve Bazaiba a insisté sur une compensation plus équitable qui devrait être allouée à la République démocratique du Congo pour ses crédits carbone, afin de lui permettre de se positionner plus efficacement sur la voie de la protection des ressources forestières et du développement socio-économique national. Pour le Gouvernement congolais, cette compensation est un droit et non un cadeau.
Lors des rencontres bilatérales sollicitées avec les Etats-Unis d’Amérique, la Présidence de la COP26, la Grande-Bretagne, et étendues à d’autres pays du Bassin du Congo dont la République du Gabon, Eve Bazaiba Masudi a réaffirmé la position stratégique de la République Démocratique du Congo, qui doit désormais être reconnue avec des avantages en termes de leadership climatique et environnemental.
Par Adrien AMBANENGO