Dans un contexte marqué par la dégradation de la situation humanitaire et sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi a appelé à une mobilisation nationale en faveur des populations vulnérables. Le chef de l’État s’exprimait jeudi 27 août, au Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique centrale (CCAPAC), à Kinshasa, lors du lancement officiel de la Campagne de solidarité nationale.
Portée par le ministère des Affaires sociales, cette initiative vise à structurer l’aide humanitaire destinée notamment aux déplacés internes, aux sinistrés et aux personnes les plus vulnérables. Selon une dépêche de la cellule de communication de la présidence, elle doit permettre de mieux organiser les contributions et d’en assurer l’acheminement vers les bénéficiaires.
Lors de son intervention, Félix Tshisekedi a insisté sur la responsabilité première de l’État face à la détresse des populations.
« Le premier droit de notre peuple est d’être protégé. Le premier devoir de l’État est de secourir les plus fragiles », a-t-il déclaré.
Le président Congolais a également placé la transparence au cœur de cette campagne. Il a exigé une gestion rigoureuse des fonds collectés et prévenu qu’aucun détournement ne serait toléré.
« Aucune complaisance, aucune opacité et aucun détournement ne pourront être tolérés. Chaque franc versé devra servir. Chaque don devra parvenir à sa destination », a-t-il martelé.
Félix Tshisekedi a, par ailleurs, appelé la jeunesse à mettre les outils numériques au service de la cohésion nationale et à lutter contre les discours tribaux. Il a donné le premier don au nom du couple présidentiel, donnant ainsi le coup d’envoi de la mobilisation.
La ministre d’État chargée des Affaires sociales, Ève Bazaiba Masudi, a pour sa part présenté la solidarité comme « un devoir civique ». Elle a précisé que la campagne reposera sur les contributions volontaires des citoyens, des entreprises, des institutions ainsi que de la diaspora.
Gloire Malumba