L’adresse à la nation du président Félix-Antoine Tshisekedi continue d’alimenter le débat politique en République Démocratique du Congo.
Parmi les réactions favorables, le député national et professeur Patrick Matata Makalamba, élu de Kisangani et membre de la majorité présidentielle, salue l’efficacité de la méthode choisie par le chef de l’État.
Une démarche provinciale avant les assises de Kinshasa
Le chef de l’État a officiellement annoncé le lancement d’un processus de dialogue national destiné à consolider la paix, renforcer la cohésion nationale et refonder l'État.
Ce schéma prévoit une phase initiale de consultations à travers les 26 provinces du pays, suivie d'assises nationales d'une durée de trois mois à Kinshasa.
Pour le député Patrick Matata, cette approche « bottom-up » (du bas vers le haut) garantit la prise en compte des réalités locales avant les synthèses nationales.
L'inclusivité au cœur de la refondation de l'État
L’élu de Kisangani souligne l'importance accordée aux forces vives de la nation dans la vision présidentielle : « Dans son discours, le chef de l’État reconnaît et consolide le rôle des autorités coutumières, des autorités provinciales et des représentants des jeunes, de la société civile et des personnes vivant avec handicap dans la refondation de l’État. Il garantit la place de toutes les institutions ».
Selon le parlementaire, associer ces différentes composantes permet d'enrichir les débats et d'assurer une représentativité réelle de la population.
Qualifiant l'intervention présidentielle de « discours très responsable et sensible au sens profond de l’État », il estime que la priorité doit rester la stabilité des institutions et l'intérêt général face aux défis sécuritaires et sociaux.
Appel à la cohésion nationale
Patrick Matata lance un appel à l'ensemble de la classe politique et de la société civile, toutes tendances confondues, pour accompagner cette initiative.
Le dialogue doit, selon lui, servir de levier pour rapprocher les composantes de la nation et dégager des solutions consensuelles.
Alors que les consultations provinciales s'apprêtent à démarrer, les regards se tournent désormais vers le déroulement de cette première phase sur le terrain.
Rédaction