Raphaël Katebe Katoto a affirmé samedi à Lubumbashi que sa présence dans le Grand Katanga ne visait pas à s'opposer à son frère, l'opposant Moïse Katumbi, mais à recueillir les préoccupations de la population en vue de les transmettre au président de la République.
Au terme de plusieurs jours de consultations avec différentes composantes de la communauté katangaise, il a rejeté les accusations d'une démarche motivée par des considérations personnelles ou politiques.
« Je ne suis pas ici pour un individu. Ma préoccupation, c'est la communauté. Il y a près de dix millions d'habitants. Je ne vais pas perdre mon temps pour un individu. L'intérêt de la communauté est plus important que mon intérêt personnel ou celui de l'individu que vous venez de citer », a-t-il déclaré à la presse répondant à une question sur ses relations actuelles avec son frère Moïse Katumbi.
Interrogé sur les spéculations évoquant un agenda politique caché, notamment en lien avec un éventuel dialogue national ou une révision de la Constitution, Raphaël Katebe Katoto a assuré que sa mission se limitait à écouter les préoccupations de la population.
« Je ne suis pas venu pour le changement de la Constitution. Ma mission est d'aller toucher du doigt les véritables problèmes de la communauté. Ce qu'il y aura demain ne dépend pas de moi », a-t-il expliqué.
Selon lui, les participants aux consultations ont pu s'exprimer librement sur les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Il a indiqué que plusieurs préoccupations, notamment le sentiment d'injustice, l'exploitation des ressources naturelles et les arrestations de certaines personnalités katangaises, ont été soulevées au cours des échanges.
Raphaël Katebe Katoto a toutefois précisé qu'il ne pouvait pas dévoiler le contenu détaillé de ces discussions, expliquant que les conclusions seront d'abord transmises officiellement au chef de l'État.
Daudi Amin