Les États-Unis d'Amérique ont condamné avec fermeté les récentes attaques attribuées au groupe armé EI-RDC dans l’Est de la République Démocratique du Congo, dénonçant des violences meurtrières ayant visé des civils, notamment des communautés chrétiennes dans la région de Beni, au Nord-Kivu dans les provinces voisines de la Tshopo et l'Ituri.
Dans une déclaration faite jeudi 07 mai, Massad Boulos, conseiller Afrique du président américain, a présenté les « sincères condoléances » de Washington aux familles des victimes des attaques survenues dans la nuit du 05 au 06 mai, lesquelles auraient fait plusieurs dizaines de morts selon des sources locales.
Le responsable américain a estimé que ces violences démontrent « l’urgence de la menace » sécuritaire persistante dans l’est congolais, où les populations civiles demeurent exposées aux attaques répétées de groupes armés locaux et étrangers.
Massad Boulos a particulièrement insisté sur les violences ciblant des communautés chrétiennes, réaffirmant la solidarité des États-Unis d'Amérique envers les populations affectées par « la violence et la persécution ».
« Les États-Unis restent engagés à travailler avec la RDC et ses voisins pour promouvoir la paix et la prospérité dans la région des Grands-Lacs », a dit
Massad Boulos.
Cette réaction américaine intervient alors que plusieurs rapports font état d’une recrudescence des attaques dans le territoire de Beni. Les rebelles des ADF, affiliés au groupe État islamique en Afrique centrale, sont régulièrement accusés d’exactions contre les civils, malgré les opérations militaires conjointes menées dans la région.
Depuis plusieurs années, l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC continue d’alimenter une crise humanitaire majeure, avec des milliers de morts et de déplacés.
Diddy Mastaki