Les atrocités perpétrées samedi 30 mai à Ngadi, dans la ville de Beni et Vemba, en territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu, ayant causé plusieurs pertes en vies humaines, viennent une fois de plus rappeler l’urgence d’une réponse militaire plus vigoureuse contre les terroristes ADF.
D'après de député National de Butembo, Rémy Mukweso, les efforts des forces loyalistes et de l'armée de la République Ougandaise ne présentent plus la même intensité qu’au début.
« Il y a deux semaines déjà, j’avais dénoncé l’insuffisance des opérations militaires chirurgicales, intensives et permanentes contre ces ennemis de la paix. Les opérations conjointes FARDC-UPDF ne présentent plus la même intensité qu’au début, alors que les ADF, eux, ne cessent d’étendre leur rayon d’action à plusieurs territoires de l’Est de notre pays », a laissé entendre Rémy Mukweso après cette incident meurtrier qui a coûté la vie à plus de vingt civils tués et plus dune quarantaine de rescapés.
Pour lui, la population continue de payer un lourd tribut à cette insécurité. Il est impératif de relancer des opérations militaires de grande envergure, soutenues et permanentes, afin de traquer ces terroristes jusque dans leurs derniers retranchements.
« Sans une pression militaire constante sur l’ennemi, nous continuerons malheureusement à enregistrer des morts innocentes », regrette-t-il.
À Beni, la situation pour le moment reste le deuil, Kinshasa condamne cet acte. Il est impossible de savoir le bilan final de ces atrocités, mais tout porte à croire que le bilan peut galoper car la fouille continue.
Aluta David